Dimanche 11 mai 2008 7 11 /05 /Mai /2008 10:37

Je me prénomme Nathalie LE GOFF, je suis la descendante de la lignée Le Goff dont ma branche est originaire des Côtes-d'Armor et plus précisément de Trémel, un petit village près du département du Finistère, dont la population ateint juste les 400 habitants aujourd'hui et qui fut dans le passé, un fief important du protestantisme. L'église Notre-Dame de Trémel où furent unis plusieurs de mes ancêtres (Efflam, Jean, Hervé) fut restauré après avoir subit les ravages de la Ligue en 1598 et ce jusqu'au XVIIème siècle.L'origine du nom de Trémel signifie du breton Treb, village et de mael, chef, ou encore Trève (territoire) du miel. mel ou Mael (388) fut l'aîné du premier Roi des Bretons: Conan-Mériadec. Trémel est une commune définitivement indépendante depuis le 30 Août 1838.
Mon plus ancien ancêtre portant mon nom fut :
Efflam Le Goff, (Trémel?, vers 1633-13 Juin 1705, Trémel) et s'est marié vers 1670 à Marguerite Le Louedec, née quand à elle à Tredillec, un autre petit village des Côtes-d'Armor. Décède avant 1682 et eurent 3 enfants dont :
Jean Le Goff (Trémel, vers1670-30 Décembre1718, Trémel) né vers 1670 à Trémel. Le 31 Juillet 1697 à Plufur, Jean épouse Marie Michel (1672-1740) (née le 3 Novembre 1672 à Plufur) et eurent 6 enfants dont:
Hervé Le Goff (Trémel, 20 Février 1700-14 Avril1759, Trémel). Le 16 Mai 1726 à Trémel, il épouse Catherine Berdelou qui décède en 1628 sans descendance et il épouse en seconde noce le 1er février 1731 à Plouégat-Moysan dans le Finistère, Anne Nedelec (1709-1764) et ils eurent 9 enfants dont:
François Le Goff (Trémel, 25 Février 1747-4 Avril 1812, Roscoff). Il quitta son village natal pour aller vivre dans le Finistère à saint-Pol de Léon où il était préposé aux douanes, il épouse le 14 Novembre 1787 à Saint-Pol de Léon, Marie Jeanne Françoise Rigour (1763-1824) qui lui donne 9 enfants dont:
Yves Le Goff (Roscoff, vers 1803-13 Janvier 1878, Plouescat), cultivateur, il épouse le 8 Novembre 1829 à Plougoulm Jeanne Berrou (1804-1847) et eurent 3 enfants dont:
Tanguy Le Goff (Cléder, 2 Août 1837-10 Février 1919, Ile de Batz).Cultivateur, Il épouse le 20 Septembre 1866 à l'Ile de Batz, Marie Jeanne Kerné (1841-1910) et eurent 6 enfants dont:
Jean Le Goff (Ile de Batz, 7 Août 1876-4 Mai 1949, Ile de Batz). Marin, Il épouse le 29 Avril 1908 à l'ile de Batz, Jeanne Yvonne Guiader (1876-1949) et eurent des enfants dont:
Jean Le Goff (Ile de Batz, 14 Mars 1909-21 Septembre 1976, Roscoff) Marin et Pacha décoré de nombreuses médailles après  la guerre en Corée, qui épouse en première noce à Roscoff le 19 Septembre 1933, Anna Guyader (1912-1963) et eurent 4 enfants dont:
Michel Le Goff (Roscoff, 20 Mars 1947) Légionnaire, combattant au Tchad, il épouse en première noce le 16 Septembre 1971 à Toulon (divorcé en 1983), Line Anne-Marie Salvatore (1954-1985) dont:
Nathalie Le Goff (Toulon, 21 Février 1973)...

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Vendredi 14 septembre 2007 5 14 /09 /Sep /2007 14:51
Henri Olivier Initiateur du comerce des Johnnies en 1828 est le cousin au 13ème degrès de Nathalie ma compagne.
En effet,  Henri Olivier et Nathalie descendent de Jean Quiviger ou Quiffiger (nom patronymique de la mère de Henri), Né à Sibiril (29) le 6 Janvier 1679 il épousa le 23 Février 1713 à l'île de Batz, Catherine Mercier (île de Batz, Vers 1678-1755, île de Batz) et décède le 1er Juin 1756 sur l'île de Batz. De son fils Jean Quiviger est issu la branche de Henri olivier et de sa fille Marie Quiviger la branche de Nathalie.
BRANCHE DE HENRI OLIVIER:
Jean Quiviger (1711-Avant 1772) eut de son mariage Yves Quiviger (1741-1815) qui eut Marguerite Quiviger (1775-1827), mère de Henri Olivier.
BRANCHE DE NATHALIE:
Anne Quiviger (1718-1780) eut de son mariage Thérèse Roualec (1758-1801) qui eut de son mariage Thérèse Moncus (1779-1861) qui eut de son mariage Marie Angélique Bonny (1808-1878) qui eut de son mariage Marie Jeanne Querné (1841-1900) qui eut de son mariage Jean Le Goff (1876-1949) qui eut de son mariage Jean Le Goff (1909-1976) qui eut de son mariage Michel le Goff (1947) qui eut de son mariage Nathalie Le Goff (1973).

Petit-fils de  Hamon Olivier  (Roscoff, 15 Mai 1742-3 Août 1803, Roscoff) et de Marie Catherine Morvan (Roscoff, 15 Janvier 1738-?) d'une part et de Yves Quiviger (Ile de Batz, 25 Septembre 1741-8 Novembre 1815, Roscoff) et de Jeanne Péron (Roscoff, 16 Juillet 1755-14 Septembre 1776, Roscoff) d'autre part.
Fils de François Olivier (Roscoff, 20 Septembre 1770-29 Septembre 1825, Roscoff) et de Marguerite Quiviger (Roscoff, 31 Août 1775-25 Janvier 1827, Roscoff)
Né à Roscoff en 1808, Décèdé le 19 Novembre 1865 à Roscoff
Il épousa le 15 Juin 1829 Marie-jeanne Moncus , veuve en première noce de Hamon Le Bian

Frères et soeurs:
Marguerite Olivier (Roscoff, 2 Janvier 1798-17 Février 1865, Roscoff) épouse le 28 Avril 1818 à Roscoff Jean Chapalain (Roscoff, 14 Juillet 1794-13 Juin 1867, Roscoff) Fils de Jean Chapalain (1760-1847) et de Barbe Séïté (176861817) dont:
Marie Henriette Chapalain (Roscoff, 28 Mars 1825-8 Juillet 1880, Roscoff) épouse à Roscoff le 15 Mai 1843, Jean Jacob dont....

Marie Jeanne Olivier (Roscoff, 1813-?)

Jacques Olivier (Roscoff, 1815-?)

Jean-Marie Olivier (Roscoff, 2 Avril 1819-?) épouse le 12 Janvier 1841 à Roscoff, Marie Jeanne Séïté (Roscoff, 9 Août 1821-8 Mars 1881, Roscoff)

Ses enfants:
Joseph Marie Olivier (Roscoff, 1830-) épouse en 1851 Mlle Cabioch.
François Olivier (Roscoff, 1833-1850, Roscoff)
Jean-Charles Casimir Olivier (Roscoff, 1835-1851, Roscoff)
Henry-François Olivier (Roscoff, 1838-1842, Roscoff)
Jean-Marie Olivier (Roscoff, 1840-1844, Roscoff)
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Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /Sep /2007 11:36
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Cette demeure Roscovite situé rue Jeanne d'Arc fut la résidence de vacances de 1903 à 1926 de la courtisane Liane de Pougy (1869-1950), épouse du Prince Roumain Georges Ghika. Elle l'appela "Le clos-Marie", nom qu'elle garde encore de nos jours.
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Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /Sep /2007 09:40
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Anne-Marie Chassaigne, dite Liane de Pougy, Madame Henri Pourpre puis, par son second mariage, princesse Georges Ghika, est une danseuse et courtisane de la Belle Époque, née le 2 juillet 1869 à La Flèche (Sarthe) et morte à Lausanne (Suisse) le 26 décembre 1950.

Née d'un père officier et d'une mère de bonne noblesse terrienne, Anne-Marie Chassaigne reçut une éducation religieuse au couvent de Sainte-Anne-d'Auray dans le Morbihan et fut mariée à seize ans à un homme brutal, le lieutenant de vaisseau Henri Pourpre, dont les coups lui laissèrent des cicatrices qu'elle conserva toute sa vie. Selon certaines sources, il alla même jusqu'à tirer sur elle avec son pistolet. Elle lui donna un fils, le pilote Marc Pourpre, qui tomba pendant la Première Guerre Mondiale en 1916 et, après deux ans de mauvais traitements, elle s'enfuit pour Paris où elle arriva à dix-huit ans et divorça, au scandale de sa famille.
Elle rencontra l'auteur dramatique Henri Meilhac (1831-1897) qui tomba sous le charme et la lança dans le monde du théâtre en la faisant engager aux Folies Bergère. Elle prit des leçons de danse sous la direction de Mariquita et, sous le pseudonyme de Liane de Pougy, elle entreprit une carrière de danseuse de cabaret et se lança dans la courtisanerie. Ouvertement bisexuelle, elle eut des amants et des amantes des deux sexes qui la couvrirent de bijoux et lui offrirent des équipages et tout ce qui était nécessaire à la vie d'une courtisane d'alors. Sa rivalité avec la Belle Otero (1868-1965) contribua à la célébrité de l'une comme de l'autre.
En 1899, Liane de Pougy rencontra l'amour de sa vie, l'écrivain Natalie Clifford Barney (1876-1972). 
Leur liaison défraya la chronique, mais Natalie Barney n'était pas faite pour un engagement durable et elle ne tarda pas à tromper son amante. Celle-ci raconta cette expérience dans un livre intitulé Idylle saphique (1901), présenté comme un roman, qui fut un grand succès de librairie.
En 1903, elle acquit une résidence de vacances à Roscoff, "le clos Marie" et accueille ses amis comme Max jacob ou Reynaldo hahn et bins d'autres qui firent améliorer l'mage de marque de la ville. 
Elle y vint chaques années. Cette maison lui tenait à coeur, elle se trouve exactement à l'angle des rues Jeanne d'Arc et Coadou. Les anciens de Roscoff se souviennent bien de cette courtisane qui venait passer de longs mois dans sa propriété qui a gardé encore de nos jours son nom "le Clos-marie".
En 1910, alors au sommet de sa carrière, Liane de Pougy rencontra le prince Georges Ghika, d'origine roumaine, très noble mais fort désargenté, qui l'épousa. Le mariage fut parfaitement heureux durant seize ans, jusqu'à ce que Georges quitte sa femme pour une autre plus jeune. Pour se consoler, la princesse prit plusieurs amantes. Le prince finit par lui revenir, mais leur relation était devenue difficile et chaotique.
En 1926, elle revend sa maison de vacances de Roscoff.
Après sa mort, vers 1945, la princesse entra comme novice dans le Tiers-Ordre de Saint-Dominique et travailla dans un orphelinat pour enfants handicapés, l'Asile Saint-Agnès en Savoie. 
Elle se repentit et abjura sa vie dissolue. Elle finit sa vie dans la prière à Lausanne. 
« Elle est morte à quatre-vingt-deux ans, gardant sur son visage et dans son regard admirable les signes encore visibles de sa beauté passée. Elle avait souhaité de mourir un soir de Noël ; la divine Providence a exaucé ce vœu. Elle avait désiré que nul ne suivit le cercueil de celle qui n'entendait plus être que Anne-Marie-Madeleine de la Pénitence. Cette dépouille terrestre tant vantée, tant aimée, s'en alla solitaire. Liane de Pougy était bien morte. » (André de Fouquières)

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Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /Sep /2007 09:37

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Charles de Kergariou, né le 10 juillet 1899 au château de Lanuguy à Saint-Martin-des-Champs, près de Morlaix et mort le 6 décembre 1956, à Paris, est un peintre français.
Fils d’un propriétaire terrien René-Gabriel-Marie comte de Kergariou, et d'Eliza Suzan Clarke, originaire du Royaume-uni, il doit son prénom à l’époux de sa marraine, la marquise Louise de Kergariou (1854-1915) qui fonde en juillet 1900, le sanatorium marin de Roscoff.
En 1909 le père de « Kerga » (son surnom) décède à Carantec où la famille s'est installée depuis quelques années. Les aînés partent alors étudier au pensionnat du lycée de Quimper. Six ans plus tard, Charles de Kergariou part étudier à l'École Bréguet, dans la région parisienne et ce, pendant deux ans.
À la fin de la Première Guerre mondiale, le frère aîné Xavier disparaît. « Kerga » s'engage alors dans l'aviation. Deux ans plus tard, il débute sa vie de bohème et édite des gravures. Puis il expose un Portrait du barde Pipi Talon à la foire exposition de Rennes, en 1922.
De 1925 à 1930 il réalise la décoration de l'Hôtel du Bon Accueil à Carantec. Parallèlement, il réalise, en 1927, douze bois gravés teints à la main pour l'album de Fanch Gourvil De l'Armor à larré.
En 1939, juste après son engagement dans la Seconde Guerre mondiale, Kerga est fait prisonnier. Il est envoyé un an et demi aux stalags de Bolchot et de Bad Soden en Allemagne. Parallèlement, son frère Gabriel entre dans la Résistance comme agent de renseignements. 
En 1941, il rentre en France. L'année suivante, il s'unit avec sa fiancée Anne-Marie à Paris dans le XVe arrondissement. En voyage de noces ils se rendent aux Andelis et il peint de nombreuses aquarelles.
En 1945 naît sa fille Marie-France-Thérèse-Victoire. La même année, Kerga part sept semaines pour le pèlerinage du Tro Breizh à pied, avec le fils aîné de Fanch Gourvil. Pendant ce pèlerinage, il créé un carnet de croquis. A son retour, Kerga et son épouse se séparent et il migre alors à Loches, en Touraine. Puis, pour se rapprocher de ses enfants il déménage à Paris et débute une étude scientifique sur la décomposition de la couleur. Mais il revient à Morlaix en 1947.
De 1954 à 1955, il rédige un journal intime sur les symptômes de sa maladie. Pour retrouver un semblant de santé il part en croisière sur le sloughi de ses cousins de Lesmaës (Côtes-d'Armor). En février 1955 il accoste à Casablanca où il transmet à Georges Duhamel, secrétaire de l'Académie française, un exemplaire de ses recherches sur la couleur.
De 1955 à 1956, il travaille à Paris dans le XIVe arrondissement , dans une entreprise de mécanique et d'instruments de précision.
Il décède le 6 décembre 1956, à Paris.

Après sa mort, c'est la restauration d'une partie de son oeuvre qui l'a rappelé à nos mémoires.
1992, le Centre Hélio-marin de Roscoff décide de refondre sa salle de fête en son honneur, avec d'immenses fresques de Kerga. Les fresques seront déplacées et restaurées grâce à la volonté de Roscovites passionnés.
1994, une grande exposition lui est consacrée au musée des Jacobins de Morlaix.

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Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /Sep /2007 09:35

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Né en 1862.
Médecin de Marine. 
il s'intéresse dès sa plus jeune âge à la climatologie, lors d'un séjour en Somalie. Après un passage par la Guadeloupe, 
1887, il s'installe à St-Pol-de-Léon,et crée un cabinet annexe à quelques kilomètres de là, à Roscoff. 
lI existe déjà, à Roscoff même, entre l'église et la mer, une "station biologique" fondée par Henri Lacaze-Duthiers pour l'observation de la vie des animaux marins. 
En 1899, Après de longues et minutieuses études sur le site et le climat, il fonde à Roscoff le premier centre de thalassothérapie Français: l'Institut Marin « Roch Kroum » où, pour la première fois, on met en oeuvre le traitement des rhumatismes dans de l'eau de mer chauffée.Il est donc l'inventeur de la Kinébalnéothérapie.
Il décède en 1941.
Une rue qui rejoint l'institut marin de Roscoff porte son nom.

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Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /Sep /2007 09:35
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Alexandre Dumas est un écrivain français né le 24 juillet 1802 à Villers-Cotterêts (Aisne) et mort le 5 décembre 1870 à Puys, lieu-dit près de Dieppe (Seine-Maritime). Ses cendres furent transférées au Panthéon, le 30 novembre 2002.

Alexandre Dumas était le fils de Thomas Alexandre Davy de La Pailleterie dit le général Dumas, général de la Révolution française, métis d'origine haïtienne par sa grand-mère, qui mourut quand son fils avait trois ans et demi. Le jeune Alexandre fut élevé par sa mère seule et reçut une éducation plutôt médiocre. Après des études négligées, il travailla comme clerc chez un notaire et débuta la rédaction de pièces de théâtre avec son ami, le vicomte Adolphe Ribbing de Leuven. Ces premiers essais furent autant d'échecs.
En 1823, il s’installa à Paris où il entra au service du Duc d’Orléans comme expéditionnaire grâce à sa calligraphie. Il lisait alors Shakespeare, Walter Scott, Goethe et Schiller qui furent les sources d'inspiration principales de son théâtre. Il continua à écrire pour le théâtre et connut enfin le succès grâce à la représentation en 1829 de Henri III et sa cour par la Comédie-Française. Ce succès continua pendant toute sa carrière littéraire dans ses genres de prédilection : le drame, le roman historique et le feuilleton.
C'est un auteur prolifique (avec l'aide notoire de nègres et en particulier d'Auguste Maquet qui a participé à la plupart de ses réalisations), signant des grandes œuvres telles les Trois Mousquetaires ou le Comte de Monte-Cristo en 1844. La même année, Dumas achète un terrain au Port-Marly et fait bâtir le "Château de Monte-Cristo", un château de style composite, à la fois Renaissance, baroque et gothique.
En 1846, il fait construire son propre théâtre qu'il baptise le "Théâtre-Historique". Le théâtre sera inauguré en 1847 et accueillera les pièces de plusieurs auteurs européens : Shakespeare, Goethe, Calderon, Schiller...
Malheureusement, le théâtre fera faillite en 1850. Ruiné, Dumas sera obligé de vendre aux enchères le Château Monte-Cristo qu'Honoré de Balzac admirait tant.
En 1851, poursuivi par plus de 150 créanciers, Dumas doit s'exiler en Belgique.
Petit fils d'aubergiste, son grand-père, Charles Labouret, avait été maître d'hôtel du duc d'Orléans, le régicide, et tenait auberge sur la route de Soissons. 
A l'en croire, c’est là qu’il fut initié à la cuisine "primitive ", et inventa le poulet à la ficelle et la broche à trois étages, où rôtissent, d'un seul mouvement, une oie, six bécasses et une douzaine de cailles, la graisse et le jus de la première enrichissant les secondes qui enrichissent les troisièmes. 
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Fier de ses talents culinaires, c'est seulement en 1869 qu'il entreprend d'écrire son "Grand dictionnaire de Cuisine".
Retiré à Roscoff pour trouver le calme néccessaire à l'écriture cet énorme ouvrage en Août 1869, dans le Finistère, avec sa cuisinière, Marie, il termine son manuscrit et le remet à son éditeur, Alphonse Lemerre, en mars 1870 quelques mois seulement avant sa mort. 
Compte tenu de la guerre de 1870, l'ouvrage ne paraîtra qu'en 1872. 
En septembre 1870, après un accident vasculaire qui le laisse à demi-paralysé, Dumas s'installe dans la villa de son fils à Puys, près de Dieppe. Il y meurt le 5 décembre.
Son corps a été transféré au Panthéon de Paris en 2002, au mépris de sa dernière volonté de « rentrer dans la nuit de l'avenir au même endroit que sorti de la vie du passé », « dans ce charmant cimetière (de Villers-Cotterêts) qui a bien plus l'air d'un enclos de fleurs où faire jouer les enfants que d'un champ funèbre à faire coucher les cadavres » (1870).
Son fils, également nommé Alexandre Dumas (1824-1895), fut lui aussi écrivain, auteur en particulier de la Dame aux camélias.


Recette d'oignons élaborée par Alexandre Dumas lors de son séjour à Roscoff en août 1869.

 

"Faîtes cuire des oignons sous la braise, dans des cendres chaudes ; quand ils sont cuits, pelez-les proprement, mettez-les dans une casserole et mouillez d'un coulis clair de veau et de jambon, laissez mitonner, quand ils sont mitonnés, liez-les d'un peu de coulis.
Vous pouvez y mettre un peu de moutarde si vous voulez ; servez-vous de ce ragoût pour toutes sortes d'entrées aux oignons".

Extrait du "Grand Dictionnaire de Cuisine" d'Alexandre Dumas.

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Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /Sep /2007 09:34
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Édouard-Joachim Corbière, dit Tristan Corbière, né le 18 juillet 1845 au manoir de Coat-Congar à Morlaix (Bretagne) et mort le 1er mars 1875 à Morlaix, est un poète français.

Il est né de l'union d'Édouard Corbière et d'Angélique Aspasie Puyo que 33 ans séparent : à sa naissance, son père est âgé de 52 ans, et sa mère de 19.
Après une enfance passée sans histoire dans le manoir du Launay, Tristan est envoyé à l'âge de 14 ans en pension au lycée impérial de Saint-Brieuc. 
C'est à cette époque qu'il commence à souffrir du rhumatisme articulaire qui lui gâchera l'existence et qui aura raison de lui. 
Son état de santé s'aggravant, il doit quitter Saint-Brieuc l'année suivante pour rejoindre son oncle médecin établi à Nantes. 
Il entre au lycée de Nantes en qualité d'externe. Deux ans plus tard, son état de santé l'oblige à cesser ses études. Commence alors une vie de marginal ; il voyage dans le sud de la France, où il lit les œuvres de Hugo, de Baudelaire, de Musset.
Il s'installe à Roscoff dans une maison que possèdent ses parents. Les habitants du village le surnomment l'« Ankou », c'est-à-dire le spectre de la mort, en raison de sa maigreur et de son allure disloquée. Il aime à prendre la mer sur son bateau, Le Négrier (titre du plus célèbre roman de son père) et se livre à quelques excentricités. Il s'amuse un jour à se déguiser en forçat, en femme ou en mendiant, l'autre à se raser les sourcils ou bien encore, alors qu'il est en visite à Rome, à traîner un porc en laisse déguisé en évêque lors du carnaval auquel assiste le pape. C'est ainsi que s'écoulent ses jours, jusqu'à sa rencontre avec une petite actrice parisienne que Corbière se plaît à appeler Marcelle, de son vrai nom Armida Josefina Cuchiani ; elle devient sa muse.
Délaissant son prénom d'état-civil, Édouard-Joachim, pour prendre celui, plus évocateur, de Tristan (pour TRISTE EN CORPS BIÈRE), il fait paraître à compte d'auteur en 1873 son unique recueil de poèmes, Les Amours jaunes, qui passe inaperçu. 
Corbière, qui ne connut aucun succès de son vivant, sera révélé de manière posthume par Verlaine, qui lui consacre un chapitre de son essai Les Poètes maudits (1883). 
Le recueil se trouve également en bonne place dans la bibliothèque élitiste de Des Esseintes, le héros d'À Rebours : cette présence dans l'œuvre de Huysmans contribuera à faire connaître le poète au public.
Le poète qui rêvait d'être marin ne put satisfaire son désir de courir les mers, mais il aima la mer comme un fou.
Corbière meurt à Morlaix le 1er mars 1875. 
Il n'a pas trente ans et n'a connu qu'une vie de solitude, brève et misérable, constamment atteint dans sa chair par la maladie, malheureux en amour, englué dans une passion unique et sordide ; sans doute, au figuré, la mer fut-elle sa véritable épouse. Le temps a rendu le poète à la lumière, et reconnu, bien tard, son talent.
Le nom des Amours jaunes, son unique recueil, a été donné à la bibliothèque publique ancienne de Morlaix.

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Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /Sep /2007 09:34

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Jean-Antoine-René-Édouard Corbière, dit Édouard Corbière, est né à Brest le 1er avril 1793 ; il est mort à Morlaix le 27 septembre 1875. Marin, écrivain, journaliste et armateur, Edouard Corbière, père du poète Tristan Corbière, est aujourd'hui considéré comme le « père du roman maritime en France ».

La famille Corbière est originaire du Haut-Languedoc (le hameau de Valès, aujourd'hui sur la commune du Bez, à l'est de Castres, dans le Tarn). À la naissance d'Édouard Corbière, son père est capitaine d'infanterie de Marine. Sa mère, Jeanne-Renée Dubois, est née à Morlaix en 1768. Édouard est le troisième de quatre enfants.
Orphelin de père en 1802, le jeune Édouard n'a alors d'autre choix que d'entrer dans la Marine pour subvenir aux besoins de sa famille. 
Mousse en 1804, novice en 1806, aspirant dès 1807, Édouard Corbière connaît la dure expérience d'un ponton britannique, celui de Tiverton (Devon) en 1811-1812. 
Il est écarté de la Marine à la Restauration en raison de ses opinions libérales.
Devenu pamphlétaire, quelques déboires avec la justice royale, d'abord à Brest en 1819 (à cause de ses écrits dans « La Guêpe »), puis à Rouen en 1823 (dans « La Nacelle »), le poussent à reprendre la mer, cette fois au commerce. Pendant cinq ans, il navigue surtout entre Le Havre et la Martinique, comme capitaine au long cours, sur un vieux trois-mâts de prise britannique, la Nina. Ayant définitivement posé sac à terre au Havre, en 1828, Édouard Corbière est aussitôt sollicité par Stanislas Faure, gérant du « Journal du Havre », pour en devenir le rédacteur en chef, poste qu'il occupe jusqu'en 1839. Il demeure dans l'équipe du journal jusqu'en 1843. 
Sous son impulsion, ce quotidien, qui n’était qu’une maigre « feuille d’annonces », devient un organe d'information commercial et maritime de première importance.
Entre-temps, Corbière rédige plusieurs romans dont le plus connu, Le Négrier (1832), lui confère une célébrité nationale.
En 1839, c’est la création de la Compagnie des paquebots à vapeur du Finistère, qui assure la liaison entre Le Havre et Morlaix. Édouard Corbière en est successivement l’un des administrateurs, puis le directeur jusqu'à sa mort.
En 1844, son mariage avec Marie-Angélique-Aspasie Puyo, fille cadette de son ami Joachim Puyo, négociant, entraîne son installation définitive à Morlaix. Dans cette ville, Édouard Corbière est l'initiateur des régates en 1851. La même année, il propose, sans succès, l'ouverture d'une souscription nationale. Il souhaite en effet que la France aligne un yacht lors d'une régate autour de l'île de Wight, animée par le Royal Yacht Squadron. Le 22 août 1851, le schooner America remporte le trophée historique qui, depuis, porte le nom de « coupe de l'America ».
Corbière est aussi membre du conseil municipal de Morlaix en 1855 et 1860. 
Entré à la Chambre de commerce de cette ville en 1848, il en est le vice-président de 1866 à 1868, puis le président de 1868 à mars 1875.
Il meurt le 27 septembre 1875. 
Quelques mois plus tôt, la disparition de son fils aîné, Édouard-Joachim, plus connu sous le pseudonyme de Tristan Corbière, l'a profondément affecté. La mort d'Édouard Corbière est ressentie comme un véritable deuil public tant au Havre qu’à Morlaix. Le Morlaix, de la Compagnie des Paquebots à vapeur du Finistère, ainsi que tous les autres navires du port finistérien, mettent leurs pavillons en berne dès l'annonce du décès. 
Lors des obsèques, le cercueil est porté par des marins du Morlaix
En 1880, Le Havre honore la mémoire d'Édouard Corbière en donnant son nom à une petite rue du centre ville. Plus tard, un hommage similaire est rendu par la ville de Brest. 
Morlaix et Roscoff font de même en 1905 et 1911. 
En 1906, le conseil d'administration de la Compagnie des Paquebots à vapeur du Finistère décide de baptiser son cinquième (et dernier) vapeur Édouard Corbière
L'armement fondé par Édouard Corbière en 1839 disparaît en 1921, à défaut d'avoir été intégralement remboursé par l'État pour la perte de son dernier vapeur, torpillé en Méditerranée en 1917.

Par MARSEILLE-ROSCOFF - Publié dans : PERSONNAGES CELEBRES
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Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /Sep /2007 09:33
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Marie Ire d'Écosse (Marie Stuart, ou Mairi Ire en gaélique écossais) (8 décembre 1542 - 8 février 1587), aussi connue comme Marie, reine des Écossais,.

Elle est quelquefois confondue avec sa cousine Marie Ire d'Angleterre qui vécut approximativement à la même période.
Elle fut successivement:
Reine d'Écosse à la mort de son père, quasiment dès sa naissance (elle n'a alors que six jours) du 14 décembre 1542 au 24 juillet 1567. Elle est probablement la mieux connue des souverains écossais, en grande partie à cause de son destin aussi tragique qu'extraordinaire (qui inspirera d'abord nombre d'écrivains ensuite nombre de cinéastes), puis,
Reine de France à dix-sept ans, après son mariage avec François II, du 10 juillet 1559 au 5 décembre 1560
Reine de France et d'Écosse : elle reste la seule souveraine à avoir pu prétendre à une telle dualité.

Elle se maria 3 fois :
le 24 avril 1558, elle épousa à Paris François de France qui devint le 10 juillet 1559 François II roi de France ;
le 29 juillet 1565, elle épousa à Edimbourg Henry Stuart, Lord Darnley qui devint par son mariage duc d'Albany et roi consort d'Écosse ;
le 14 mai 1567, elle s'unit à James Hepburn, comte de Bothwell qui devient duc d'Orkney

Fille du roi Jacques V d'Écosse et de son épouse française Marie de Guise, elle est née au palais de Linlithgow, Lothian ouest, Écosse.
Son père mourut à l'âge de trente ans, probablement du choléra. Marie devint reine alors qu'elle avait six jours. James Hamilton (2e comte d'Arran), étant le plus proche héritier de la couronne après elle, assura la régence du royaume jusqu'en 1554 quand il fut remplacé par la reine mère, Marie de Guise jusqu'à sa mort en 1560).
Six mois après sa naissance, en juillet 1543, les traités de Greenwich promirent Marie comme épouse au fils d'Henri VIII d'Angleterre, Édouard, et à leurs héritiers les royaumes d'Angleterre et d'Écosse. Deux mois plus tard, Marie et sa mère, qui s'opposait fortement à cette proposition de mariage, se cachèrent au château Stirling où elle eut un petit sacre le 9 septembre 1543. Cependant les fiançailles ne convenaient pas aux Écossais non plus, en particulier depuis qu'Henri avec méfiance essaya de changer leur accord pour posséder Marie des années avant le mariage. Il voulait aussi qu'ils cassent leur alliance traditionnelle avec la France. Redoutant une émeute parmi le peuple, le parlement écossais cassa le traité à la fin de l'année.

Cela ne convenait pas à Henri VIII cependant, et il commença sa cour brutale destinée à imposer le mariage de son fils à Marie. Cela consista en une série de raids en territoire écossais et d'autres actions du même genre jusqu'en juin 1551, coûtant plus d'un demi-million de livres et de nombreuses vies. En mai 1544 le comte anglais d'Hertford arriva au Firth de Forth espérant prendre la ville d'Édimbourg et capturer la reine enfant, mais sa mère la cacha dans les chambres secrètes du château de Stirling. Les Français, respectant leur alliance, vinrent à l'aide des Écossais, les renforts étant commandés par François de Coligny. La bataille de Pinkie (ou le samedi noir) convainquit les Écossais d'envoyer Marie en France où le roi Henri II avait offert de la protéger et de l'éduquer. Cependant lui aussi avait un projet de mariage avec l'un de ses fils. Suivant un accord formel en 1548 promettant Marie en mariage avec le dauphin français, une flotte fit une opération de sauvetage de Marie alors âgée de cinq ans à Dumbarton, l'emmenant en France.

Vive, jolie (suivant l’avis des contemporains) et intelligente, Marie était une enfant prometteuse. Elle était accompagnée par deux seigneurs, deux demi-frères et les quatre Marie —quatre petites filles de son âge des plus nobles familles d’Écosse : Beaton, Seaton, Fleming, et Livingston. En France, elle grandit aux côtés des enfants de France dont le dauphin François. L'influence de la famille des Guise sur le roi Henri II avait permis de fiancer Marie avec le dauphin. 

En route vers a France, la tempête obligea Marie Stuart a débarqué à Roscoff.Elle débarque au pied de la chapelle St-Ninien, aujourd'hui détruite, et y remercie dieu pour le bon déroulement de son voyage. Puis elle reprend la route vers St Pol de Léon et Morlaix.Si c'est une légende, elle est tenace ! Les Roscovites auraient réservé le meilleur accueil à cet enfant qui devait connaître un destin tragique et laisser trace de son passage dans cette ville à tout jamais.
Deux maisons portent aujourd'hui le nom de marie Stuart et la fête de la ville "Gouel Rosko" était placée en 1998 sous le signe du 450ème anniversaire de son arrivée à Roscoff. 

 Elle l'épousa, le 24 avril 1558.
À la cour de France elle était populaire. Elle reçut la meilleure éducation possible et à la fin elle maîtrisait quatre langues, deux instruments de musique, la prose, la promenade à cheval, la chasse au faucon, et les travaux d’aiguille.
A la mort de Marie Tudor, Marie devenait légitimement reine d'Angleterre. Selon les règles ordinaires de succession, Marie était l'héritière pour le trône d'Angleterre après sa cousine Élisabeth, mais qui suivant la religion catholique, était illégitime. Mais, les Anglais ne voyaient pas les choses ainsi. Bien que l'accord anti-catholique de compromis n'allait advenir qu'en 1701, la volonté d’Henri VIII exclut les Stuart de la succession au trône d'Angleterre. La question de la succession se posait donc.
A la mort d'Henri II le 10 juillet 1559, Marie devenait reine de France ; son mari devint François II. Les troubles religieux augmentaient en France comme en Ecosse. Marie permit à ses oncles le duc de Guise et le cardinal de Lorraine d'exercer le pouvoir. Ils firent face au tumulte d'Amboise (6-17 mars 1560) qu'ils réprimèrent avec sévérité. Le soulèvement huguenot rendait impossible pour les Français de secourir les partisans de Marie en Écosse.
François II mourut le 5 décembre 1560 et la belle-mère de Marie, Catherine de Médicis, devint régente pour son frère Charles IX. Selon les termes du traité d'Édimbourg signé par les représentants de Marie le 6 juillet 1560, suivant la mort de Marie de Guise, la France décida de retirer ses troupes d'Écosse et de reconnaître les droits d'Élisabeth sur l'Angleterre. Marie avait dix-huit ans, résidait en France, et refusa de ratifier ce traité.
Marie Stuart étant veuve, se retira à Reims dans le monastère de l’abbaye de Saint-Pierre-les-Dames dont sa tante, Renée de Lorraine, sœur du duc de Guise et de l’archevêque de Reims, Charles de Lorraine, était abbesse ; - c’est là, qu’elle passa l’hiver de 1560 à 1561, ayant reçu en douaire la ville et seigneurie d’Épernay ; - c’est là qu’elle porta les deuils successifs de son mari et de sa mère la reine d’Écosse, morte quelques mois auparavant, le 11 juin 1560 et dont les restes venaient d’être apportés d’Édimbourg à Reims. C’est de là, enfin, qu’elle partit pour s’embarquer à Calais et quitter définitivement la France, le 14 août 1561. Le vendredi 23 décembre 1588 vers 8 heures du matin, son cousin germain, Henri de Guise, est assassiné sur ordre d'Henri III au château de Blois. Avant la démolition, en 1919, des bâtiments qui bordaient la rue dont le nom évoque aujourd’hui la fastueuse abbaye, on montrait encore, dans les ruines, la fenêtre de la chambre qu’aurait occupée Marie Stuart pendant son séjour à Reims.
La jeune veuve retourna en Écosse l'année suivante. Malgré son éducation, elle n'était pas préparée aux intrigues de la cour d'Écosse de cette époque. La religion divisait le peuple et le frère illégitime de Marie, Jacques Stuart, comte de Moray était le meneur de la faction protestante. Marie, en catholique fervente, était vue avec soupçon par une grande partie de ses sujets. Son goût pour la danse et les robes sophistiquées étaient dénoncés par des réformateurs protestants comme John Knox.
Marie ne prit pas la tête du parti catholique, ce qui le déçut. Au contraire, elle tolérait les protestants et gardait Jacques Stuart, son demi-frère protestant comme son plus proche conseiller. En fait, elle prenait acte de son manque de forces militaires face aux seigneurs protestants. Mais elle réduisit encore sa marge de manœuvre en se joignant à Jacques Stuart dans l'anéantissement du chef catholique Lord Huntly en 1562.
En 1561, Marie voulut faire évoluer ses relations avec Élisabeth; pour cela, elle essaya de s’en rapprocher en l'invitant en Écosse. Élisabeth refusa et le désaccord continua entre elles.
Le 29 juillet 1565, Marie épousa sans préavis Henri Stuart, lord Darnley, un petit neveu du roi Henri VIII, et son cousin germain. Ce mariage avec un meneur catholique précipita son demi-frère Jacques dans le parti protestant en rébellion. Ils furent mis en déroute dans ce qui est connu comme le raid de Chaseabout.
Avant longtemps, Marie tomba enceinte mais Darnley devint aussi arrogant, insistant que son titre de roi lui donnait du pouvoir. Il était jaloux de l'amitié de Marie avec son secrétaire privé David Rizzio et en mars 1566 Darnley entra dans une conspiration secrète avec les nobles qui s'étaient rebellés précédemment. Le 9 mars, un groupe de seigneurs accompagné par Darnley assassina Rizzio pendant qu'il était en conférence avec la reine dans le palais de Holyrood House. Cette action fut le catalyseur pour la cassure de leur mariage. Darnley bientôt changea de camp et trahit les seigneurs. Mais dans une autre occasion il attaqua Marie et sans succès essaya de la faire avorter.
En juin 1566, Marie commença une liaison avec Jacques Hepburn, 4e comte de Bothwell, un aventurier qui devint son troisième époux. Un complot fut mis en place pour éliminer Darnley qui était déjà malade (peut-être de la syphilis). Il récupérait dans une maison à Édimbourg où Marie lui rendait régulièrement visite, ce qui pouvait laisser à penser qu’une réconciliation était possible. En février 1567, une explosion intervint dans la maison et Darnley fut retrouvé mort dans le jardin, apparemment étranglé. Cet événement qui aurait dû sauver Marie ne fit que salir sa réputation. Bothwell était généralement considéré comme coupable mais un tribunal de complaisance l'acquitta. Peu après, il abusa de Marie ; la nouvelle qu’elle l'avait épousé scella son destin.
Arrêtée par une confédération de nobles écossais, Marie fut emprisonnée au château de Loch Leven en juin 1567. Le château se trouve sur une île au milieu du Loch Leven. Entre les 18 et 24 juillet 1567, Marie avorta de jumeaux. Le 24 juillet, elle dut aussi abdiquer le trône d’Écosse en faveur de son fils Jacques, âgé d'un an.
Le 2 mai 1568, elle s'évada et à nouveau leva une petite armée. Après sa défaite à la bataille de Langside le 13 mai, elle s'enfuit en Angleterre trois jours plus tard où elle fut emprisonnée par les officiers d'Élisabeth à Carlisle le 19 mai. Elle dit cette phrase célèbre « En ma Fin gît mon Commencement » et la broda sur sa robe.
Après quelques hésitations sur l'accusation à propos du meurtre de Darnley, Élisabeth ordonna une enquête plutôt qu'un procès. Marie fut détenue d'octobre 1568 à janvier 1569 à York. L'enquête était sous influence politique - Élisabeth ne souhaitait pas la condamner pour meurtre et Marie refusait de reconnaître l'autorité de quelque cour que ce soit. Il suffisait de la garder hors d'Écosse et ses partisans sous contrôle.
Le cas tenait dans les huit lettres du coffret qui auraient été écrites par Marie à Bothwell découverte par le comte de Morton. Marie ne fut pas autorisée à les voir ni à parler pour sa défense. Elle refusa d'offrir une défense écrite à moins qu'un verdict de non culpabilité lui soit assuré, ce que refusa Élisabeth.
Bien qu'une analyse graphologique attribua ces lettres à Marie le tribunal ne put conclure à la culpabilité. Les lettres originales furent perdues en 1584 et les copies ne sont pas complètes.
Comme Élisabeth considérait les demandes de Marie au trône comme un complot, elle l'assigna à résidence pendant dix-huit ans sous la garde de Georges Talbot, 6e comte de Shrewsbury et sa redoutable épouse Bess de Hardwick, dont la fille épousa le frère du deuxième époux de Marie et eut un enfant, Arabella Stuart. Bothwell fut emprisonné au Danemark, devint fou et mourut en 1578 encore en prison.
Marie devint finalement une charge qu'Élisabeth ne pouvait plus tolérer à cause de nombreux rapports de complots projetant de la tuer (dont certains historiens suspectent qu'ils étaient fomentés par les ennemis de Marie). Marie Stuart fut exécutée au château Fotheringhay le 8 février 1587 comme suspecte dans la participation du complot Babington. Elle choisit de porter une robe rouge, se déclarant elle-même une martyre catholique. Les témoignages confirment que son bourreau était saoul le jour de son exécution, et qu'il eut besoin de trois coups de hache pour exécuter la sentence. Lorsque ses servantes s'avancèrent pour la déshabiller, les bourreaux se précipitèrent, car la coutume voulait qu'ils récupèrent pour eux les vêtements des condamnés. Marie s'offusqua, disant qu'elle ne s'était jamais déshabillée devant autant d'hommes. Mais elle finit par se résigner, refusant cependant qu'ils la touchent et enlevant elle-même son dernier jupon. Voyant alors sa détresse de se trouver nue, une de ses servantes s'avança et lui noua un foulard sur les yeux. Elle se mit alors en place, et le premier coup lui fit juste une entaille. Puis le deuxième tomba complètement à côté, et ce ne fut qu'au troisième que la tête tomba. Le bourreau la ramassa et la mit en exposition sur un balcon proche, où elle resta exposée tout un jour.
Marie Stuart, victime des passions religieuses qui divisèrent l’Écosse, souhaita être inhumée à Reims, où elle vécut les quelques heures de calme et de tranquillité de son existence orageuse et tragique, à côté de sa mère, de son oncle le cardinal, de sa tante l’abbesse. Elle fut enterrée d’abord à la cathédrale de Peterborough, mais son corps fut exhumé en 1612 quand son fils (alors roi Jacques VI d'Écosse) ordonna qu'il soit placé à l'Abbaye de Westminster; il y repose depuis à dix mètres de celui de sa cousine Élisabeth.

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